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jeudi, 17 avril 2008

Généralités sur la maternelle

LES ARTS VISUELS

 

EN MATERNELLE

 

 

 

 

 

Les Arts Visuels ne sont pas une donnée annexe en maternelle, ils constituent au contraire un apport et une approche fondamentaux. C’est à la fois un espace de contrainte et de liberté pour l’individu. Cette particularité peut d’ailleurs permettre à certains élèves de se révéler.

 

 

 

Les enfants n’apprennent pas à dessiner.

 

Le dessin est spontané, il correspond à un élan du corps dans son ensemble, à un élan naturel.

 

Il ne faut donc pas contraindre les élèves à des stéréotypes trop rapidement, il faut au contraire donner à l’enfant des impulsions, lui faire rencontrer des choses extérieures pour qu’il ose et tente des choses nouvelles et inédites pour lui.

 

 

 

Le dessin est une trace laissée par un individu. Cette notion de trace est fondamentale.

 

 

 

En toute petite section, les écarts et les différences entre les élèves sont colossales.

 

Certains n’investissent pas l’espace et réalisent seulement des gestes centrés et répétitifs. D’autres, au contraire, élargissent le geste et sortent de la feuille, du support dont ils disposent.

 

Ces variations sont considérables entre deux et trois ans.

 

 

 

Le support de la feuille est quelque chose de difficile à introduire.

 

 

 

Quels sont les rôles de l’enseignant ?

 

 

Il doit d’abord jouer un rôle d’observateur.

 

Il doit comprendre que le plus important n’est pas la production des élèves mais ce qu’ils mettent en œuvre pour réaliser cette production.

 

 

L’enseignant doit donc se poser quelques questions :

 

 

-          L’élève a-t-il posé des questions ?

 

-          A-t-il observé un moment de réflexion avant d’agir ?

 

-          L’élève a-t-il commencé directement ?

 

-          Quels outils sont utilisés et utilisables ?

 

 

L’enseignant peut mettre à la disposition des élèves de nombreux outils et ne pas préciser à quoi ils servent, ne pas donner le code de l’utilisation de l’outil au départ.

 

 

L’enseignant peut également proposer des formats variés.

 

 

 

Un outil possible : la piste graphique

 

 

Le support de cet outil est un gros rouleau de papier acheté dans une usine de journaux par exemple.

 

 

Cette piste doit être placée à la portée des élèves et à leur hauteur afin que son utilisation soit optimale.

 

 

 

La piste graphique permet notamment aux élèves de réfléchir sur la relation entre le format et l’outil.

 

 

 

Il ne faut surtout pas penser que toutes les séances donneront une production parfaite à mettre dans le cahier (de vie) de l’élève ou à montrer aux parents.

 

 

Les Arts Visuels constituent une expérimentation intime et individuelle, ils ne sont pas faits pour plaire aux parents. Par conséquent, l’enseignant et le personnel de l’établissement ne doivent jamais dire : « C’est beau ! » ou « Ce n’est pas beau, pas propre, etc. ». Il est possible de ramener l’élève vers la consigne initiale mais il ne faut émettre aucun jugement, négatif en particulier.

 

 

 

La consigne

 

 

C’est le fil conducteur. Elle ne doit donc pas être trop restrictive.

 

Normalement, si elle est bien donnée, les productions peuvent être très différentes.

 

 

En maternelle, les élèves sont très souvent « entraînés » par l’outil utilisé et proposé.

 

 

 

Le vocabulaire

 

 

Il est possible, et même conseillé, d’utiliser les termes spécifiques aussi bien au niveau des couleurs que des supports ou encore du matériel.

 

 

La mise en place et l’utilisation de ces termes par les élèves se fait progressivement et par imprégnation.

 

 

 

La tenue des outils

 

 

Il est impératif de la développer en maternelle car elle fait partie du développement de la motricité.

 

 

Le tracé ne peut être précis et maîtrisé que si l’outil est correctement utilisé.

 

 

Les plus jeunes ont tendance à écraser leur outil (feutre, pinceau, etc).

 

Il faut donc travailler cet aspect sous la forme d’un jeu, par exemple avec un pinceau : « Ma main s’envole ! » accompagnée d’un geste bref de balayage de la feuille.

 

 

 

La diversité des supports

 

 

Elle est importante, en effet, les élèves ne peuvent pas toujours travailler sur des petits supports.

 

Il faut moduler les formats le plus possible.

 

 

Exemple d’activités possibles :

 

-          « Aujourd’hui, sur la piste graphique on va travailler avec des gros pinceaux et seulement avec une couleur. »

 

-          Le lendemain : « « Aujourd’hui, sur la piste graphique on va travailler avec des plumes et des petits outils, et seulement avec une couleur. »

 

-          Le surlendemain : analyse des productions et verbalisation par les élèves.

 

 

Si un élève demande un outil précis pour une tâche proposée : c’est gagné !

 

Attention ! Les élèves formulent rarement une telle demande avant la grande section.

 

 

 

Travail avec des timbres-poste 

 

 

(Les timbres se vendent par grande pochette à un prix très raisonnable.)

 

 

Les élèves peuvent les classer par taille, par thème, par couleur, etc.

 

 

Cette proposition est intéressante car les enfants aiment particulièrement travailler sur de petits formats.

 

 

Ces timbres peuvent également être agrandis sous la forme de photocopies en noir et blanc que les élèves mettront ensuite en couleurs avec des encres. (Il est important de faire des photocopies très claires car sinon les noirs « écrasent » tout.)

 

 

 

Il faut laisser aux élèves le temps de percevoir ce qu’on leur propose, ce qu’ils peuvent faire, etc.

 

 

Les enfants sont satisfaits de tout (gribouillage, représentation « incomplète » pour un adulte, etc).

 

 

Tout ce qui peut susciter des questions (chez l’enseignant ou chez l’élève) est intéressant et positif.

 

 

 

L’orientation dans l’espace

 

 

Il faut prendre conscience de son respect.

 

 

A deux ans, l’espace de l’autre n’existe pas. Il commence à se construire vers trois ans.

 

 

Pour les jeunes enfants, il est plus facile, car plus naturel, de tracer des traits de haut en bas.

 

Il faut donc développer ces tracés, avec des consignes du type « On part d’un point et on va vers un autre point », par exemple.

 

 

L’enseignant doit faire prendre conscience aux élèves que leurs gestes peuvent s’orienter.

 

 

 

Les éléments graphiques indispensables

 

 

La palette graphique des élèves doit être enrichie avec des exercices qui relèvent plutôt du graphisme. En effet, le graphisme enrichit le dessin, qui est une démarche totalement intime et personnelle, et réciproquement.

 

 

Quand l’enseignant demande à ses élèves de tracer des ponts, des ronds et des boucles, il doit leur dire que ces signes leur serviront plus tard quand ils apprendront à écrire.

 

Sans cette indication, les enfants se lassent très rapidement de ce genre d’activités car ils ne voient pas leur intérêt.

 

 

Tout ce que l’enseignant dit est déterminant.

 

Le regard que l’enseignant pose sur les productions des élèves est lui aussi déterminant.

 

Il faut donc faire attention.

 

Par exemple, si pour une proposition d’activité autour des crayons un élève va chercher des ciseaux, il ne faut pas lui dire brutalement : « Qu’est ce que tu fais avec des ciseaux ? Ca ne sert à rien ! » Si l’enseignant formule ce genre de remarque, l’élève concerné sera bloqué, et ce pour un bon moment, il ne travaillera plus avec des ciseaux.

 

Face à ce genre de situation, l’enseignant doit demander à cet élève pourquoi il prend des ciseaux et écouter sa réponse. En effet, cet enfant a forcément un raison, bonne ou mauvaise, pour prendre une telle initiative. Si cette raison est mauvaise, l’enseignant doit alors le dire à l’élève. Au contraire, si cette initiative est convenablement fondée, il faut laisser faire cet élève.

 

 

 

La conservation des productions

 

 

Il est important que les élèves aient tous leur propre espace pour stocker leurs dessins er autres productions. Ce « stockage » peut prendre la forme d’un casier individuel, d’un cahier, etc. L’enseignant ne doit pas s’occuper de cet espace car il est important que les élèves puissent utiliser certaines choses sans l’aide et la présence de l’enseignant.

 

 

Si les élèves utilisent un carnet, ils doivent comprendre que les pages ne peuvent et ne doivent pas être arrachées. L’enseignant doit donc leur expliquer que les « ratures » et autres « erreurs » n’existent pas, que tout est réutilisable.

 

Il doit également bien spécifier la fonction du carnet à dessin : on peut y coller des photos, des dessins, du matériel, etc.

 

Des activités peuvent également partir de ce carnet, par exemple : « Dans ton carnet, trouve un petit carré de quelque chose que tu aimes, de quelque chose que tu détestes, etc. » Attention !

 

Ce cahier ne doit pas quitter la classe ! Les élèves devront donc réaliser les dessins pour leur famille ou pour leurs copains ailleurs.

 

De nombreux artistes, écrivains et autres explorateurs ont également réalisé des carnets. Il peut donc être intéressant de montrer ce genre de travaux aux élèves qui prendront alors conscience que d’autres personnes ont eu la même démarche qu’eux.

 

 

 

Histoire de l’Art

 

 

L’ouverture sur ce domaine est absolument indispensable.

 

Une approche de l’Art contemporain doit également être proposée car il représente les codes d’une époque. Il ne faut donc pas faire d’impasse sur l’Art contemporain.

 

 

Les enfants peuvent travailler sur tout, des peintures religieuses aux peintures historiques en passant par les peintures abstraites. En effet, ils perçoivent de nombreux éléments constitutifs des œuvres tels que la couleur, la transparence, etc. Il faut leur apprendre à observer et à analyser ces éléments.

 

 

 

Les enseignants doivent se constituer une banque d’images avec :

 

-          Différentes formes de graphisme

 

-          Des motifs variés

 

-          De la calligraphie

 

-          Des symboles

 

-          Différents arts (Amérique du Sud, Afrique, Asie, etc)

 

-          Différents matériaux

 

-          Etc.

mardi, 18 décembre 2007

arts visuels en lien avec l'hiver et la montagne

Cette fois, je ne donne pas quelque chose, je demande quelque chose aux artistes talentueux que vous êtes !!!

Je suis en CP en stage massé et je vais travailler en DDM sur l'hiver et sur la montagne. J'aurai voulu travailler en arts visuels en rapport avec ces deux thèmes. Avez vous des idées à m'apporter car je sèche un peu ?

Je pensais travailler autour des couleurs froides de l'hiver (blanc, gris) et autour des paysages de montagne. Les enfants auraient l'image d'un paysage de montagne à coller sur leur feuille (au centre ou non) et ils auraient à poursuivre au crayon de bois les différents traits du paysage. Je leur demanderai ensuite d'utiliser les couleurs froides de l'hiver pour continuer ce paysage (par peinture ou collage). Qu'en pensez vous ? Que faire pour améliorer mon idée ?

 Merci d'avance. Aurélie Ch.

mercredi, 12 décembre 2007

A quoi pense t elle ?

A partir d'une affiche de ciné...

A quoi pense t.doc

Cécile

 
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